Rencontres

Monique et Jean-Lin Lebrun, pépinière MelaRosa (France)


Entretien avec Jean-Lin Lebrun

 

L’écologie est un grand terme parfois galvaudé ; c’est l’équilibre entre la nature et l’humain. La nature ce n’est pas le champ, le jardin que l’on cultive, elle n’a pas de frontières, c’est l’impact que l’on va avoir le jour où on disparaitra. Elle rattrape les erreurs de l’homme mais à quel prix. La nature agit sur l’infiniment petit, l’homme détruit l’infiniment petit en faisant des actions visibles.

La question de l’arrosage est primordiale : quand un rosier a soif dans la journée, il est normal qu’il penche les branches et ferme ses feuilles ; le soir il reprendra sa forme initiale. Ce n’est pas parce qu’on arrose un rosier qu’il va pousser ; une « mauvaise herbe » pousse après la pluie parce qu’elle pousse à la surface, un rosier c’est à 3 m de profondeur qu’il vit. Les rosiers qui ont leur racines à la surface (par habitude d’arrosage) et donnent l’impression d’avoir soif, en fait ce sont leurs racines qui sont brûlées par la chaleur de la terre et donne l’apparence de la déshydratation, Un rosier arrosé ainsi a le comportement d’un rosier en pot ; il s’est rendu dépendant de l’arrosage. Même dans le Nord de la France, quand il pleut, les rosiers ne sont pas bien, ils pâtissent ; cette année il a fait chaud en juin, les pelouses étaient grillées, les rosiers étaient magnifiques ! Et tous les gens qui m’ont fait part qu’ils avaient des problèmes avec leurs rosiers, ce sont ceux qui avaient arrosé. Avec l’arrosage, si le rosier meurt, c’est que l’on a fait mourir la terre au pied du rosier.

Le problème à l’heure actuelle, et cela vient des écoles, c’est que l’on fait tout totalement, on ne fait plus d’expérimentation. Pour avoir bonne conscience ou avoir raison, on fait tout totalement au lieu de varier les techniques ; et voir ainsi comment ce serait si l’on avait fait différemment puisqu’on ne peut pas comparer. Sur les réseaux sociaux notamment, c’est très fort ; on a des gens qui disent : « ça il ne faut pas, ça il faut » ; mais …. ça dépend des cas ! Des portes greffes des rosiers, du terrain, du soleil etc… Les problèmes viennent souvent dans les lieux où l’esthé- tisme va au-delà de la logique environnementale. Ici vous avez des Damascénas de plusieurs origines (turque, tunisienne), il y a eu nécessairement des mutations dans le temps, même non perceptibles à l’œil : on dit que le rosier de Damas est le croisement du Gallica et du Rosa Phé- nicia mais même la Gallica vient d’Orient ! La Gallique sauvage d’Europe n’a rien à voir avec la Gallique qui a donné l’Officinalis. A ce propos un rosier botanique le Rubiginosa a les feuilles parfumées, un parfum de pomme ; ce serait intéressant de les distiller pour voir ce que ça donnerait. Le problème est qu’il a beaucoup d’épines et il met les mains en sang. Au Moyen Age, le rosier n’est utilisé qu’en pharmacopée, pas en ornement ni pour le parfum. Il serait intéressant de voir la différence à ce propos entre la rose Gallique et le Nesri. Il faudrait essayer. A première vue, le gallique se sèche bien, plus facilement que le Nesri car il a 2 rangées de pétales, le principe actif se garde bien et se met bien en œuvre en tisane et se conserve bien. C’est plus facile, en France on a la rosa Canina et comme le Nesri, les pétales tombent le soir, la Gallique étant plus épaisse, c’est plus facile à utiliser. Le Nesri est très chargé en pollen, il faut le récolter avant le lever du soleil. La pollinisation se passe très tôt, c’est pour ça qu’en hybridation pour les rosiers de type botanique, on les castre la veille ou 2 jours avant car chez ces rosiers botaniques, la naissance des étamines s’œuvre très vite ,avant l’ouverture de la fleur ; c’est pourquoi on voit les abeilles plonger la tête dans la fleur encore fermée et forcer le passage pour récupérer le pollen : c’est une protection des espèces sauvages de s’autopolliniser avant l’ouverture et ainsi rester génétiquement pures ; après il s’ouvre , c’est pour optimiser , l’insecte vient ,c’est un supplément. Outre le pollen, à la base des fleurs, les abeilles viennent récolter le nectar qui doit avoir d’autres principes actifs et quand on goûte votre eau florale on perçoit un goût très puissant, différent du parfum de rose, proche du clou de girofle qui reste longtemps en bouche et qui revient peu à peu à la rose. Ces différences doivent révéler d’autres utilisations même thérapeutiques. Vu la quantité de fleurs qu’il faut pour faire un peu d’absolu de rose, votre vocation serait plutôt d’initier avec plusieurs rosiers différents une optimisation et pour pouvoir conseiller des projets plus étendus. Pour moi, la difficulté sera plus la main d’œuvre car trouver du personnel pour cueillir au point du jour …. Donc il faut trouver peut être des fleurs avec plus de pétales et qui restent ouvertes plus longtemps dans la matinée, moins fragiles. Vos boutures : il y a quelques ratés. Les causes ? D’abord l’arrosage quand il n’y a pas besoin d’eau ; puis le stockage des boutures avant le bouturage à proprement parler, parfois la façon de les enfoncer en terre, l’important est qu’il n’y ait pas d’air en bas de la bouture ; il y a aussi de la pourriture. La bouture doit avoir un cal qui est la cicatrisation de la plaie occasionnée par la taille. Il n’a rien à voir avec la racine, ce qui est bien est d’avoir un œil juste au-dessus de la taille car c’est lui qui va faire la racine ; il faut aussi de l’ombre : les anciens faisaient la bouture sous la plante elle-même. Vous pouvez faire une fosse avec un paillis qui garde l’humidité et là vous avez une chaleur tempérée comme en Turquie. Vos roses de Médine : elles ont beaucoup de fleurs qui ne s’ouvrent pas car elles ont été créées pour des climats différents du votre ; il faudrait essayer d’enlever quelques boutons avant ouverture. La rouille sur les rosiers : elles vont tomber en automne, ce n’est pas nécessaire de les enlever et de plumer le rosier, il vit avec ; quand je vois de la rouille c’est toujours quand il y a de l’humidité au moment de la chaleur : donc un arrosage très fort. Pourquoi il n’y aurait pas de champignons qui se développeraient comme ça dans ces conditions ? Quand un rosier est enfermé dans une haie de buis , la rouille arrive : c’est un manque d’aération au pied ,c’est donc des causes extérieures au rosier, plutôt du côté du jardinier qui facilite cette rouille ; les roses anciennes attrapent plus facilement la rouille ,d’autre part les vieilles branches doivent être taillées car elles stockent les inoculums de rouille, il faut aussi faire rentrer la lumière au centre du rosier et l’aérer ; pailler aussi est important ça limite la rouille ; et il ne faut pas arroser le paillage bien sûr. L’oïdium c’est une grosse différence de température jour/nuit très rapide, absence d’aération et beaucoup d’azote dans la plante. Souvent les rosiers contre un mur sont touchés par l’oïdium par ce contraste et l’absence d’aération. Il y a une règle que j’ai remarqué dans d’autres roseraies comme la vôtre : plus on arrose, plus c’est sec et ça craquèle ; en arrosant on détruit des argiles et quand ça sèche ça crée des crevasses et quand une crevasse se forme c’est qu’il y a déstructuration des argiles ; ça veut dire que la terre est morte et c’est l’arrosage qui provoque ça. Par le paillage, on limite l’évaporation et donc on conserve l’humidité. Il ne faut pas qu’il soit trop épais aussi. Le fait de planter des tapissantes n’est pas excellent non plus car elles peuvent rentrer en concurrence avec le rosier. Les santolines et les lavandes aussi meurent à cause de l’excès d’eau qui enrichit la surface du sol, augmente l’azote donc la plante pousse vite puis se dessèche. Un rosier qui fane, fane à cause de la chaleur et pas à cause du manque d’eau. L’eau qui stagne en profondeur par excès d’arrosage va faire pourrir la racine qui trempe dedans et la branche du grimpant en surface qui lui correspond va brûler peu à peu et mourir et le rosier descend peu à peu chaque année. L’excès d’eau est l’ennemi de la vie ; d’ailleurs l’eau d’arrosage venant du puit est très chargée en minéraux ; les plantes naturellement ne reçoivent jamais une telle eau ; cela passe toujours par l’évaporation (ou en rosée) et la retombée en pluie et donc une eau pauvre en minéraux. Il faudrait peut-être filtrer cette eau avec des plantes spécialisées. Le paillage permet de restructurer le sol, car il va limiter l’arrosage, réguler l’humidité, l’oxygène revenant dans le sol, il va s’aérer, l’activité microbienne va se remettre en route. Les vers de terres vont remonter prendre la matière organique et redescendre et créer le complexe argilo humique et si celui-ci (association de l’argile et de l’humus) revient, alors votre sol va retenir l’eau naturellement. L’arrosage déstructure le sol et c’est le complexe argilo humique qui conserve l’eau du sol ; l’argile mise une fois en présence d’eau est détruite : elle devient de l’argile à poterie ; le principe de la poterie c’est de taper ou malaxer l’argile pour la déstructurer, pour enlever l’air qu’elle contient dans « ses feuilles » qui sont compactées. L’argile est créé par la forêt, l’arbre est le seul individu capable de transformer la roche en terre, il crée du silicate d’alumine autour de ses racines en allant chercher ces éléments avec ses racines et forme avec le temps l’argile. C’est l’aggradations du sol par la dégradation du sous-sol L’agro foresterie réagit à l’enlèvement des arbres créateurs de cette argile ; la deuxième aggradations du sol est l’humus grâce aux plantes qui en allant chercher les éléments dans le sous-sol créent de la matière organique grâce au soleil, la dépose au sol en mourant. Quand aggradations physique et organique se rencontrent le complexe argilo humique apparaît. Et ça c’est le secret de la vie d’un sol ; et si cela n’est pas fait naturellement il faut le faire. S’il n’y a pas d’argile et qu’on apporte de l’humus et que celui-ci est arrosé beaucoup, il est lessivé et va donc céder ses éléments nutritifs en agissant très fort puis plus rien. Quand il y a complexe argilo humique, la plante de débrouille ; quand elle a besoin de quelque chose elle va le chercher, y compris l’eau de qualité (eau du ciel, rosée, de remontée capillaire) qui est entre les lamelles d’argile, Chaque fois qu’on travaille un sol de façon mécanique, on détériore ses argiles. Quand on laboure en plein champ par exemple pour planter des portes greffes, on doit ameublir la terre et planter à 30 cm, dans les 2 ans les plantes bio indicatrices arrivent. Quand on laboure une prairie, d’autres plantes arrivent sauf la prairie, les plantes bio indicatrices apparaissent et elles annoncent l’état du sol. Celles-ci vont restructurer le sol, c’est pour cela que si l’on veut les désherber, on a intérêt à les laisser au sol, sur place, le sol en veut, elles sont là pour rééquilibrer le sol ; elles vont chercher les éléments en sous-sol et les ramener en surface ; donc il faut les couper à la rigueur et les laisser en paillage. Quand on désherbe ; il faut laisser la plante au sol, car en plus ici dès que la plante est coupée, elle sèche donc elle ne reprendra pas. Le chiendent, le chrysanthème sauvage viennent ici comme derniers recours de la terre pour sauver le sol avant sa mort prochaine ; le chiendent est très utile, il retient le sol, il disparaît tout seul quand le sol redevient bien. Il faut seulement faucher avant la graine pour nettoyer mais ne jamais arracher car il reviendra aussitôt. Il apparaît dans des terres compactes, très humides à un moment et très sèches à d’autres. Le chiendent n’existe pas à l’état sauvage, seulement après le passage de l’homme. Quand un lopin de terre n’est pas cultivé ici, il faut le protéger du soleil en laissant ces « mauvaises herbes » car le sol sans elles est en grand danger. Quand un terrain est trop ouvert, labouré trop profond, le coquelicot et le chrysanthème apparaissent car il viennent vite couvrir ce sol trop exposé au soleil du printemps, ce sont des activateurs ,il travaillent le sol .Quand ils vont sécher il faut les laisser en place pour pailler et protéger un minimum le sol ;vous pouvez aussi cultiver le sol en les fauchant seulement car ils ont préparé la terre en la rendant meuble en profondeur et en déposant de la matière organique en surface. Les anciennes araires ouvraient le sol mais ne le retournaient pas comme les charrues actuelles ; les charrues mettent les couches du dessous au-dessus et donc le sol reste propre après car on passe d’une oxygénation nulle à une oxygénation optimale et donc la graine doit s’adapter à ce nouveau contexte de stérilisation momentanée. Si on prend un tas de compost c’est à dire l’amassement des végétaux, la terre devient vivante c’est cette terre qu’il faut utiliser pour enrichir. Mais tous les humus ne sont pas utilisables par les sols : l’humus de résineux est stérile, l’humus de forêt tropicale est instable, l’humus très humide devient une tourbière. D’ailleurs c’est souvent derrière les murets, les gabions que commencent à pousser ces plantes-là, car l’eau ne peut pas partir facilement sur les côtés, que verticalement et si le sol est imperméable, l’eau reste en stagnation et là la vie du sol est en danger par asphyxie ; alors une croûte se forme et arrivent alors des plantes pour sauver cette déstructuration du sol et casser la croûte. Quand par exemple une forêt de chardons apparaît, il faut la tondre et la laisser sur place ; l’année d’après il n’y en a plus. Un terrain nu par exemple, après être mouillé, on roule en voiture dessus : le chardon apparaît. Encore une fois, il ne faut pas arroser mais maintenir l’humidité du sol mais cette humidité ne doit pas être apparente à la surface du paillage pour empê- cher qu’elle ne parte dans l’air car alors la rouille va apparaître. Il ne faut pas non plus que le paillage soit trop épais : ce n’est pas naturel, la conséquence : la venue du liseron. Même en pot, le rosier bien portant se nourrit de l’azote et a peu de « mauvaises herbes » à son pied ; en revanche quand la terre s’appauvrit, celles-ci vont apparaître pour la revitaliser, pour faire fonctionner le sol ; l’appauvrissement du rosier montre que la terre est pauvre en azote et donc d’autres plantes vont venir à cause de cette pauvreté. Le liseron aussi est la plante du béton ; c’est le témoin de la phase terminale de la vie du sol ; c’est le ver de terre végétal, il ne faut pas l’enlever il faut pailler et faire repartir la vie du sol et il disparaitra. Il y a aussi le binage qui permet aussi cela : on va en avançant en faisant des lamelles de terre, comme des écailles ; si on gratte ou griffe, c’est fichu. Il faut éviter également le bêchage des massifs de rosiers en automne. Le coup de sécateur sur un rosier, un arbre est un appel de sève. Si on pince juste la branche du rosier on calme la pousse, si on la coupe plus bas on fait un appel de sève : deux actions opposées. Le pincement prépare les yeux à se gonfler et permettre au printemps de donner des branches. La quantité de feuilles sur le rosier est une préparation de réserves par la photosynthèse. Pas de feuilles, pas d’arrosage, le rosier n’a pas soif. La chlorose des rosiers est un problème physiologique au niveau de la photosynthèse, c’est un problème d’assimilation du fer et du magnésium. Pourquoi ? Soit c’est un excès de calcium, soit il n’y a pas d’assimilation au niveau de la racine par excès basique d’eau d’arrosage. Le premier arrosage à la plantation est pour enlever l’air à la racine pas pour donner de l’eau à la plante car l’air empêche la capillarité du sol. Le parfum dans une rose est un facteur de maladie. Le parfum est surtout dans les étamines et un peu dans les pétales. Quand on travaille sur un rosier parfumé, remontant, on est systématiquement malade. En tout cas dans le Nord de la France. La création variétale de rosiers : elle commence par la découverte des rosiers botaniques (sauvages) en Orient et Extrême Orient. Parmi ces 140 espèces sauvages seules 4 possèdent les gènes de la floraison continue : Rosa Chinensis-Rosa Gigantea- Rosa Rugosa . Ils sont à l’origine de 90% des variétés actuelles. En ce qui me concerne j’utilise un peu de rosiers anciens, surtout les rosiers d’Austin que je croise avec mes premiers rosiers très rustiques à fleurs simples pour diminuer la fleur, relever la tige car les roses anglaises retombent et avoir du parfum. Mes premières créations sont géniales mais n’ont pas de parfum et dès que j’ai le parfum, la maladie pointe le nez. Il faut travailler le parfum du Moshata qui est plus résistant. L’année du début de la création, le jardinier pollinise le pistil de la « maman » avec une variété connue après la castration de la fleur. En automne/hiver de N/N+1, les fruits sont cueillis et les graines sont semées en mars/avril de N+ 1. Les petits rosiers sont mis en pleine terre (après la levée en pleine serre) en été de N+1 à N+3. En été de N+1 à N+5 ils sont greffés pour la multiplication. La phase commerciale commence alors jusqu’à N+10 par les essais de culture in situ et la participation à des concours. Entre N+7 et N+10 il sera présenté au public et sera baptisé. Quand ce nouveau rosier est prêt, il va falloir lui inventer une histoire en fonction de son port. Par exemple le rosier Sidi Amor qu’est ce qu’il va être dans le jardin ? Il n’a que 9 ans ; je ne le connais pas bien encore d’où l’expérimentation de son comportement ; il a d’ailleurs un comportement différent ici par rapport à la France. C’est toujours une surprise car on ne connait jamais ce qui va sortir ; par exemple j’ai un nouveau rosier qui lance des pousses de 1m50 qui se termine en guirlande, en grappe ; même quand elle fleurit elle continue de pousser ! Qu’est ce qu’on va en faire dans le jardin ? Il va faire probablement partie d’une nouvelle catégorie appelée palisselle : des rosiers pas très hauts mais qu’on doit accrocher car ils sont souples … ou en rosier tige, en rosiers pleureurs. J’ai aussi un rosier on dirait un bougainvillier…à se tromper ! Sidi Amor pourrait être utilisé comme vos câpriers le long de l’oued. Tout cela repré- sente des expérimentations pour les connaitre. Si on dit par exemple qu’il y a ici 3 programmes : la rose à parfum, la fleur coupée, et le rosier paysager ; on peut travailler sur ces 3 axes et créer des rosiers en ce sens. On peut créer une famille par exemple à partir de Sidi Amor dans les orientations de ces 3 programmes et en veillant bien sûr à ne pas sortir de ses caractères primaires. Le meilleur moyen de protéger ses créations c’est la communication –les réseaux sociaux-car sinon c’est très cher. Le réseau des clients devient aussi le réseau d’idées d’utilisation de mes rosiers. Quand un arbre est penché, pour se stabiliser il a besoin de branches autour ; si je coupe ces branches elles vont repousser par appel de sève et pour se stabiliser. Quand l’arbre est entouré il est encadré et pousse droit s’il est seul, il s’équilibre avec ses branches. Il vaut mieux intervenir le moins possible. Le fumier de cheval peut être utilisé comme activateur de compost ou directement quand il est décomposé. C’est une matière organique végétale, pas animale. On confond amendement qui nourrit le sol et fumier qui est pour la plante. Le fumier de cheval doit être décomposé sinon il tue la terre sur laquelle il est répandu. En plus, il apporte beaucoup d’azote et donc favorise la venue des puçerons. Ce qu’il faut mettre c’est plutôt du compost à la surface qui vont pousser les rosiers à chercher l’azote dans le sous-sol.